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Analyser les réseaux du passé en archéologie et en histoire

Analyser les réseaux du passé en archéologie et en histoire
Analyser les réseaux du passé en archéologie et en histoire
Au cours de la dernière décennie, de plus en plus d'archéologues ont utilisé des méthodes formelles d'analyse de réseaux, tant pour explorer des bases données complexes que pour tester leurs hypothèses à propos des interactions du passé. La tendance a été la même en histoire, autour de l'analyse de réseaux sociaux ayant laissé des traces textuelles. Mais les deux disciplines, qui pourtant partagent l'objectif de comprendre des comportements humains passés, ont peu dialogué à propos de ce nouvel intérêt pour les réseaux. Les journées The Connected Past, qui ont eu lieu à Southampton en mars 2012, avaient pour objectif d'ouvrir ce dialogue. À l'issue de ces journées, nous présentons ici les questions, largement communes mais pour partie propres à chaque discipline, ouvertes par l'usage de techniques d'analyse de réseaux en archéologie et en histoire. Nous faisons le pari que la recherche en la matière, dans chaque discipline, peut bénéficier de l'expérience de l'autre. Les questions et problèmes communs ont trait au caractère fragmentaire des sources, à la manière de prendre en compte, dans la visualisation et l'analyse, les dimensions spatiale et temporelle des réseaux, et plus généralement à la manière d'interpréter les résultats de ces analyses de façon à mieux comprendre les interactions passées. L'archéologie se distingue dans la mesure où les traces matérielles sur lesquelles elle travaille ne donnent qu'un accès indirect aux individus, mais permettent en contrepartie d'avoir un aperçu de changements de long terme de la vie quotidienne. Au contraire, les sources historiques offrent souvent des perspectives plus synchroniques d'analyse de réseaux, pour un moment précis du passé, centrées sur des personnes identifiées par leur nom et leur rôle social. Toutefois, les interactions documentées par les sources historiques et archéologiques ne sont pas uniquement interpersonnelles. Les points des réseaux des archéologues et des historiens peuvent aussi bien être des mots, des textes, des artefacts ou des lieux. Outre l'intérêt du dialogue entre les deux disciplines, les journées The Connected Past ont de ce fait souligné la nécessité d'une réflexion sur cette extension, et sur la traduction qu'elle implique pour des concepts sociologiques définis à l'origine à propos d'interactions entre individus. L'analyse de réseaux en histoire et en archéologie ne peut donc pas se passer des savoir-faire, notamment de critique textuelle et matérielle, propres à chaque discipline.
0242-7702
9-13
Collar, Anna
68e13a75-9b92-4557-aeea-5cd87728cf46
Brughmans, Tom
9f125ca6-2167-403c-ae26-f056115f3691
Coward, Fiona
7c02b393-83f6-4d8e-8136-cf27c20e780c
Lemercier, Claire
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Collar, Anna
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Brughmans, Tom
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Coward, Fiona
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Lemercier, Claire
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Collar, Anna, Brughmans, Tom, Coward, Fiona and Lemercier, Claire (2014) Analyser les réseaux du passé en archéologie et en histoire. Nouvelles de l'Archeologie, 135, 9-13.

Record type: Article

Abstract

Au cours de la dernière décennie, de plus en plus d'archéologues ont utilisé des méthodes formelles d'analyse de réseaux, tant pour explorer des bases données complexes que pour tester leurs hypothèses à propos des interactions du passé. La tendance a été la même en histoire, autour de l'analyse de réseaux sociaux ayant laissé des traces textuelles. Mais les deux disciplines, qui pourtant partagent l'objectif de comprendre des comportements humains passés, ont peu dialogué à propos de ce nouvel intérêt pour les réseaux. Les journées The Connected Past, qui ont eu lieu à Southampton en mars 2012, avaient pour objectif d'ouvrir ce dialogue. À l'issue de ces journées, nous présentons ici les questions, largement communes mais pour partie propres à chaque discipline, ouvertes par l'usage de techniques d'analyse de réseaux en archéologie et en histoire. Nous faisons le pari que la recherche en la matière, dans chaque discipline, peut bénéficier de l'expérience de l'autre. Les questions et problèmes communs ont trait au caractère fragmentaire des sources, à la manière de prendre en compte, dans la visualisation et l'analyse, les dimensions spatiale et temporelle des réseaux, et plus généralement à la manière d'interpréter les résultats de ces analyses de façon à mieux comprendre les interactions passées. L'archéologie se distingue dans la mesure où les traces matérielles sur lesquelles elle travaille ne donnent qu'un accès indirect aux individus, mais permettent en contrepartie d'avoir un aperçu de changements de long terme de la vie quotidienne. Au contraire, les sources historiques offrent souvent des perspectives plus synchroniques d'analyse de réseaux, pour un moment précis du passé, centrées sur des personnes identifiées par leur nom et leur rôle social. Toutefois, les interactions documentées par les sources historiques et archéologiques ne sont pas uniquement interpersonnelles. Les points des réseaux des archéologues et des historiens peuvent aussi bien être des mots, des textes, des artefacts ou des lieux. Outre l'intérêt du dialogue entre les deux disciplines, les journées The Connected Past ont de ce fait souligné la nécessité d'une réflexion sur cette extension, et sur la traduction qu'elle implique pour des concepts sociologiques définis à l'origine à propos d'interactions entre individus. L'analyse de réseaux en histoire et en archéologie ne peut donc pas se passer des savoir-faire, notamment de critique textuelle et matérielle, propres à chaque discipline.

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Published date: 30 May 2014
Alternative titles: Analyze the networks of the past in archeology and history

Identifiers

Local EPrints ID: 432426
URI: https://eprints.soton.ac.uk/id/eprint/432426
ISSN: 0242-7702
PURE UUID: 8a316501-1562-4e30-a394-419302bb61a0

Catalogue record

Date deposited: 12 Jul 2019 16:31
Last modified: 12 Jul 2019 16:31

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